Madame de Krüdener (1764-1824) : du rousseauisme romantique au mysticisme piétiste

Les Lumières furent multiples, parfois même ambivalentes, et la frontière entre les Lumières et ceux que l’on considère comme leurs adversaires n’était pas aussi étanche qu’on a pu longtemps le croire, notamment dans le monde germanique et les Îles britanniques, où la religion a continué d’occuper u...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/etudes18,
Auteur principal: Bernard, Bruno
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Études sur le XVIIIe siècle 2025
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Les Lumières furent multiples, parfois même ambivalentes, et la frontière entre les Lumières et ceux que l’on considère comme leurs adversaires n’était pas aussi étanche qu’on a pu longtemps le croire, notamment dans le monde germanique et les Îles britanniques, où la religion a continué d’occuper une place privilégiée dans le substrat mental des hommes de l’Aufklärung et de l’Enlightenment. Ainsi, passer, comme le fera Mme de Krüdener, du romantisme rousseauiste de la fin du XVIIIe siècle à la très réactionnaire et bigote Triple-Alliance, et au renouveau du piétisme mystique des années d’après 1815, ne relève-t-il peut-être pas autant de la contradiction qu’on pourrait le croire a priori. En effet, le combat qu’elle mena pour faire advenir concrètement une véritable égalité entre les hommes qui correspond simplement, pour elle, à la volonté de Dieu va l’amener à être perçue comme un grave danger politique par les dirigeants des puissances réactionnaires que sont notamment, et plus encore après 1815, l’Autriche et la Russie.