Aventuras de Diófanes (1752). Un avatar des Aventures de Télémaque écrit sous pseudonyme par Teresa Margarida da Silva e Orta
En 1750, une œuvre intitulée Máximas de virtude e de formosura, com que Diófanes, Clymenea, e Hemirena, principes de Tebas, vencérão os mais apertados lances da desgraça est présentée à la censure. Le roman relate le périple des membres de la famille royale de Thèbes, jusqu’à leurs retrouvailles et...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | En 1750, une œuvre intitulée Máximas de virtude e de formosura, com que Diófanes, Clymenea, e Hemirena, principes de Tebas, vencérão os mais apertados lances da desgraça est présentée à la censure. Le roman relate le périple des membres de la famille royale de Thèbes, jusqu’à leurs retrouvailles et leur retour dans la patrie : ils ont survécu à une tempête alors qu’ils se dirigeaient vers Délos afin d’unir leur fille Hemirena avec le prince de cette cité, Arnesto : cette tempête a entraîné la mort de leur fils aîné et mené à la réduction en esclavage des autres membres de la famille, puis à leur dispersion. Approuvé par les censeurs, l’ouvrage a été immédiatement édité en 1752. Quatre autres éditions ont suivi au cours du XVIIIe siècle.Il s’agit du premier roman écrit par une femme, au XVIIIe siècle, au Portugal : Teresa Margarida da Silva e Orta, qui se dissimule derrière le pseudonyme féminin de Dorothea Engrassia Tavareda Dalmira.Ce roman avait la prétention d’intervenir dans le débat public concernant l’importance des Lumières en proposant une orientation conservatrice, plus généralement associée à la notion des « anti-Lumières », comme en témoigne sa considération par rapport à la nécessité de renforcer le régime en place ou sa représentation de la condition féminine.Cependant, il faut reconnaître l’existence d’un mouvement sincère et convaincu des Lumières catholiques, en dialogue avec les représentations contemporaines du processus européen de modernisation, dans les pays qui ont cherché à propager les idéaux des Lumières dans leurs contextes nationaux respectifs. À ce niveau, même si la notion de Lumières que propose Teresa Orta a peu à voir avec celle qui correspond au XVIIIe siècle français, elle réussit à aborder, bon gré mal gré, le virage des Lumières portugaises. |
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