La scène au prisme de la critique « sentimentaire ». Charles-Joseph de Ligne et ses écrits sur la pratique théâtrale
Les écrits du prince de Ligne sur la pratique théâtrale témoignent d’une démarche critique originale à mi-chemin entre le jugement de valeur et le jugement esthétique. Précurseur en la matière, se faisant le juge de La Harpe – lui-même considéré comme l’un des premiers critiques littéraires –, Ligne...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Les écrits du prince de Ligne sur la pratique théâtrale témoignent d’une démarche critique originale à mi-chemin entre le jugement de valeur et le jugement esthétique. Précurseur en la matière, se faisant le juge de La Harpe – lui-même considéré comme l’un des premiers critiques littéraires –, Ligne excelle dans l’art de la critique sentimentaire. Une forme et une esthétique nouvelles transparaissent ainsi sous la plume de Ligne lorsqu’il livre ses vues sur la scène. Les Lettres à Eugénie et les Lettres à Eulalie ont une dimension littéraire, à laquelle s’ajoute un aspect plus intime, de l’ordre du sentiment – c’est-à-dire de la connaissance et de la conscience de soi, du monde, et de la manière de penser –, voire du sentimental, dès lors qu’elles ont trait à un sujet qu’affectionne tout particulièrement l’auteur. Les réflexions du prince révèlent une dialectique constante entre la relation du vécu, nourrie par les souvenirs et les émotions du spectateur qu’il fut tout au long de son existence, et la mise en relation entre différents textes consacrés à l’art théâtral et publiés au XVIIIe siècle. Au-delà de la fonction mémorielle que constitue cette forme de conversation-disputatio et de cette distance prise avec sa propre histoire lorsqu’il s’agit d’établir des règles pour la scène, les Lettres à Eugénie, et leur version remaniée, les Lettres à Eulalie, montrent que la personnalité même de l’auteur reste centrale dans l’œuvre. En publiant ses écrits sur la scène, le prince, volontairement, partage son opinion, faisant montre d’une grande ouverture d’esprit et d’une sensibilité aux impressions artistiques – qualités qui font de lui, en définitive, l’un des tout premiers critiques de théâtre. |
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