« Le style léger n’est pas celui de notre métier » ? Le prince de Ligne et la diplomatie dans la seconde moitié du xviiie siècle
L’activité diplomatique du prince de Ligne reste mal connue des chercheurs. C’est peut-être l’une des facettes les plus ambiguës du personnage. A-t-il une expérience de la négociation et des relations internationales ? Il convient d’apporter une réponse nuancée à cette question, en rapport avec le c...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | L’activité diplomatique du prince de Ligne reste mal connue des chercheurs. C’est peut-être l’une des facettes les plus ambiguës du personnage. A-t-il une expérience de la négociation et des relations internationales ? Il convient d’apporter une réponse nuancée à cette question, en rapport avec le contexte très spécifique de la diplomatie d’Ancien Régime.En effet, la question de l’identité du diplomate à l’époque moderne est une clef pour comprendre le rapport de Ligne à la diplomatie. Le prince n’est pas un diplomate de carrière – ce qui demeure rare à l’époque moderne. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle que l’art de négocier voit ses contours se préciser pour devenir un métier à part entière au siècle suivant. À la différence de son ami le comte d’Adhémar, formé à Strasbourg, Ligne n’exerce pas de vraie mission. Le rôle ponctuel qu’il joue, comme en Russie en 1780, reste minime. Néanmoins, son style, son langage et son esprit sont significatifs de cette diplomatie badine (ou diplomatie de la gaieté), largement pratiquée par d’autres aristocrates, avec plus ou moins de talent et de succès. |
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