« On ne croit pas que je veille à mes affaires, et sais compter ». Les finances et le train de vie de Charles-Joseph de Ligne à Bruxelles

Le prince de Ligne traîne depuis longtemps une réputation de magnificence dépensière. Pourtant, son train en livrée rose, ses écrits très libres, son goût pour les fêtes reflètent une image tapageuse mais plutôt trompeuse sur la gestion de ses affaires. En effet, son héritage scripturaire présente u...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/etudes18,
Egile nagusia: Guri, Shipé
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Études sur le XVIIIe siècle 2025
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Le prince de Ligne traîne depuis longtemps une réputation de magnificence dépensière. Pourtant, son train en livrée rose, ses écrits très libres, son goût pour les fêtes reflètent une image tapageuse mais plutôt trompeuse sur la gestion de ses affaires. En effet, son héritage scripturaire présente un risque pour l’historien : celui de donner l’illusion que sa situation est exceptionnelle. Or, comparés à ceux d’autres aristocrates, ses dépenses et son train de vie ne le sortent guère du rang de ses pairs. Tout comme ces derniers, grâce à l’aide vigilante de son épouse et de son intendant, il évitera toujours la banqueroute. C’est la mise sous séquestre de ses biens à l’arrivée des Français dans les Pays-Bas autrichiens qui le mettront plus sérieusement en difficulté. Toutefois, avec quelques revenus de biens dans les Pays-Bas que son intendant arrive encore à lui transmettre et surtout le secours de Catherine II de Russie qui lui rachète la terre de Crimée qu’elle lui a offerte, il parvient à traverser cette passe difficile avant que son fils reprenne le patrimoine en main et remette les finances familiales à flot.