Conclusions
D’extraction noble ou modeste, on se fait comédien par dépit ou par infortune, le plus souvent contre la volonté de la famille, à moins d’être issu d’une famille d’artistes. Deux carrières résument les propos développés dans le livre. Celle de Saint-Preux, faite d’errance, de banqueroutes et de dett...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | D’extraction noble ou modeste, on se fait comédien par dépit ou par infortune, le plus souvent contre la volonté de la famille, à moins d’être issu d’une famille d’artistes. Deux carrières résument les propos développés dans le livre. Celle de Saint-Preux, faite d’errance, de banqueroutes et de dettes, et celle de Berville, qui reflète l’amertume d’un homme de haute extraction résigné à sa condition d’acteur, courant ici et là au gré des contrats. Le comédien se situe en marge de la société, déchiré qu’il est entre les exigences de la cour et celles de la ville, alors même que l’Ancien Régime lui est plutôt favorable et trouve dans le théâtre l’une des expressions artistiques les plus achevées. Il demeure atypique et hérétique, alors qu’il véhicule la rencontre des groupes sociaux et la foi dans un nouvel humanisme. Mais son image est liée à celle des privilégiés qui l’ont soutenu et protégé, et comme eux, il finira en prison dès qu’une société sera confrontée à la rupture interne, au désordre, à la révolution. |
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