Chapitre III. Raisons de la sédentarisation des troupes à la fin du siècle
Si Bruxelles possède l’un des plus beaux théâtres d’Europe depuis la construction du Théâtre de la Monnaie entamée en 1695, ce n’est qu’à la fin des années 1720 que le spectacle reprend vigueur et que la fréquentation des salles commence à s’accroître. Le théâtre devient progressivement un droit pou...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Si Bruxelles possède l’un des plus beaux théâtres d’Europe depuis la construction du Théâtre de la Monnaie entamée en 1695, ce n’est qu’à la fin des années 1720 que le spectacle reprend vigueur et que la fréquentation des salles commence à s’accroître. Le théâtre devient progressivement un droit pour la classe moyenne. Les comédiens quittant la cour s’implantent dans les villes et y jouent les dernières pièces à la mode de Paris. Le répertoire se diversifie. L’entreprise théâtrale se professionnalise et on assiste à l’engagement de talents capables d’assumer des rôles très différents. Le transport des costumes et des décors devient plus compliqué. Par ailleurs, les municipalités décident de construire des salles de spectacle dignes de la réputation qu’elles veulent soutenir et qui assurent le confort de spectateurs de plus en plus nombreux. Les édiles décident de confier leur salle à une troupe pour une durée plus longue qu’une saison, si bien que les troupes se sédentarisent et les comédiens postulent au gré des emplois vacants. La circulation des troupes fait place à celle des personnes. |
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