Efficacité et limites de la comédie moralisatrice de Philippe Néricault Destouches
La fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle sont marqués par une querelle qui engage la survie du théâtre et son évolution. Outrés par les licences que se sont permises Molière et ses successeurs, les détracteurs de cet art comme ses défenseurs s’accordent dans la critique de quatre défauts...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | La fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle sont marqués par une querelle qui engage la survie du théâtre et son évolution. Outrés par les licences que se sont permises Molière et ses successeurs, les détracteurs de cet art comme ses défenseurs s’accordent dans la critique de quatre défauts essentiels : l’indifférence des sujets abordés à la morale, la représentation obsessionnelle du sentiment amoureux incitant la jeunesse à aimer tout en remettant en cause le caractère sacré du mariage et le rôle corrupteur joué par les valets, l’abus de grossièreté et l’usage de l’équivoque. Ils critiquent aussi le rire suspect de satanisme.Ces interrogations métathéâtrales que Destouches prolonge dans sa correspondance et ses nombreuses préfaces expliquent sa poétique et le succès primitif de ses comédies. Pour déterminer si son théâtre moralisateur est vraiment moral, l’auteure analyse trois comédies : L’Ingrat (1712), Le Glorieux (1732) et Le Dissipateur ou l’honnête friponne (1753), créées à différents moments de sa carrière, qui abordent de manière plus ou moins directe un même thème amoral : celui de l’ingratitude ou du défaut de reconnaissance. |
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