La fabrique musicale à Constantine au début du vingtième siècle : de la joute à l’enregistrement
Avant que soient inventées les techniques liées à l’enregistrement, les musiciens de la ville de Constantine dans le Nord-Est algérien consacrent à l’action de création ou de restructuration de pièces musicales et à leur intégration dans le répertoire constantinois les termes san‘at (littéralement «...
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| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/esma, |
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
Égypte Soudan mondes arabes
2025
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| 主題: | |
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Avant que soient inventées les techniques liées à l’enregistrement, les musiciens de la ville de Constantine dans le Nord-Est algérien consacrent à l’action de création ou de restructuration de pièces musicales et à leur intégration dans le répertoire constantinois les termes san‘at (littéralement « a fabriqué ») et tab‘at (« a imprimé »). Ces actions sont assurées et validées par un groupe de musiciens d’ancrages divers lors de joutes, enregistrées occasionnellement dès 1947 dans des espaces privés. La scène accélère les recompositions et les mutations dans le répertoire traditionnel dès le premier concert public à l’université populaire de la ville en 1954. L’enregistrement apporte aussi son lot de changements aux rapports entre le musicien et son répertoire, celui-ci s’offrant aux jeunes apprentis à travers les ondes de la radio, les sillons d’un disque ou la bande magnétique. Apparaissent, grâce à ces technologies, de nouvelles techniques de création musicale fondées sur un apprentissage semi-autodidacte libérant peu à peu les jeunes musiciens de l’emprise de leurs pairs. Cette note de recherche explore les étapes de cette création musicale principalement au prisme de la terminologie employée et de sa chronologie. Elle inclut aussi les problématiques liées aux techniques d’électrification sonore auxquelles les répertoires sont soumis. Elle permet d’ores et déjà de poser les jalons d’un aspect méconnu de l’histoire culturelle algérienne, celui de la fabrique musicale à Constantine au début du xxe siècle. |
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