Les enjeux de l’enregistrement électrique pour le disque 78 tours dans l’Égypte des années vingt et trente
L’électrification du disque 78 tours en Égypte est présentée par l’industrie comme un progrès technique majeur, permettant d’enfin entendre la « réalité » des instruments et de la voix des chanteurs et chanteuses. Si la notion de « progrès » convient d’être interrogée, suite aux travaux de Sophie Ma...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/esma, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Égypte Soudan mondes arabes
2025
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’électrification du disque 78 tours en Égypte est présentée par l’industrie comme un progrès technique majeur, permettant d’enfin entendre la « réalité » des instruments et de la voix des chanteurs et chanteuses. Si la notion de « progrès » convient d’être interrogée, suite aux travaux de Sophie Maisonneuve sur les médias musicaux, il demeure qu’un avant et un après sont immédiatement perceptibles à l’oreille des auditeurs. De même, une transformation dans la hiérarchie des performants est tout aussi manifeste dans la seconde moitié des années 1920 où s’impose cette nouvelle technique d’enregistrement et de reproduction du son : un art essentiellement masculin devient le domaine des cantatrices. Deux angles sont choisis dans cette note : d’une part la présence sensible des instruments de percussion dans les gravures acoustiques et électriques, et d’autre part les voix féminines, notoirement altérées avant guerre et dont la qualité de reproduction s’améliore lentement dans la première partie des années 1920, avant le bond en avant de 1926. Dans quelle mesure l’électrification a-t-elle contribué à la domination des voix féminines dans l’industrie musicale égyptienne ? |
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