Des limites de l’acoustique à l’expansion de l’électrique : réflexion sur l’impact des technologies d’enregistrement sur la musique andalou-marocaine (1910-1932)

Au Moyen-Orient, et particulièrement en Égypte, la compagnie américaine Columbia introduit l’enregistrement électrique, destiné à détrôner l’acoustique, début 1926. Au Maghreb, les premiers disques 78 tours marocains (1910-1926), de technique acoustique, sont principalement enregistrés par Pathé, qu...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/esma,
Egile nagusia: Bousselam, Yassir
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Égypte Soudan mondes arabes 2025
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Au Moyen-Orient, et particulièrement en Égypte, la compagnie américaine Columbia introduit l’enregistrement électrique, destiné à détrôner l’acoustique, début 1926. Au Maghreb, les premiers disques 78 tours marocains (1910-1926), de technique acoustique, sont principalement enregistrés par Pathé, qui jouit d’un quasi-monopole dans le pays. La technique électrique y apparaît après le rachat de la compagnie française par Columbia en 1928. Quelles sont les conséquences du passage à l’enregistrement électrique sur les pratiques musicales, et quels changements cela a-t-il induit par rapport à l’acoustique ?Au Maroc, on constate que si les enregistrements acoustiques favorisent de toutes petites formations et la pratique de l’hétérophonie, le passage à l’électrique réinstaure des instruments peu enregistrés auparavant, comme le rabâb (trop grave pour les techniques d’enregistrement précédentes) et les percussions. Ce passage dynamise aussi la création d’orchestres, qui rassemblent de plus en plus de musiciens.En prenant principalement appui sur les enregistrements marocains du congrès du Caire de 1932, cet article examine les passages de l’acoustique à l’électrique, et leurs conséquences sur le plan esthétique.