Des carnets de G. A. Robinson aux romans de Mudrooroo : la figure de l’indigène en marge de l’Histoire australienne

Dans la première moitié du XIXe siècle, les carnets écrits par G. A. Robinson à l’époque du protectorat témoignent de l’intérêt croissant porté aux populations indigènes depuis les premiers voyages d’exploration de la fin du XVIIIe siècle. Ces premiers récits ont très fortement marqué la pensée vict...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/erea,
1. Verfasser: SINGEOT, Laura
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: E-rea 2016
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Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Zusammenfassung:Dans la première moitié du XIXe siècle, les carnets écrits par G. A. Robinson à l’époque du protectorat témoignent de l’intérêt croissant porté aux populations indigènes depuis les premiers voyages d’exploration de la fin du XVIIIe siècle. Ces premiers récits ont très fortement marqué la pensée victorienne et ont contribué à façonner les stéréotypes qui se retrouvent dans les romans des premiers écrivains australiens ainsi que plus tard dans ceux des écrivains aborigènes. Oscillant entre le « bon sauvage », qu’il est possible d’éduquer, et le « mauvais sauvage », violent et dangereux, ils se nourrissent de cette pensée et contribuent à l’enrichir de nouvelles anecdotes et expériences. Cet article explore comment l’écrivain aborigène Mudrooroo traite le rapport entre fiction et Histoire dans ses romans qui se situent dans la période des premiers contacts entre colons et indigènes, Doctor Wooreddy’s Prescription for Enduring the Ending of the World (1983) et la tétralogie de Master of the Ghost Dreaming (1991). En effet, cette réécriture d’événements historiques engage tantôt un dialogue tantôt une confrontation avec les dépositaires des premiers récits historiques sur les rencontres entre blancs et Aborigènes—les blancs eux-mêmes.