Le touriste et le voyageur dans A Residence on the Shores of the Baltic (1841) d’Elizabeth Rigby

Bien qu’Elizabeth Rigby choisît de partir en Estonie pour revoir ses sœurs, elle fut d’abord déconcertée par le nombre d’habitants d’Europe de l’ouest qui voyageaient. Elle percevait, plus ou moins clairement, les enjeux d’un phénomène de masse risquant de banaliser une activité qui de tout temps av...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/erea,
Autor Principal: GOURDON, Stéphanie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: E-rea 2016
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Bien qu’Elizabeth Rigby choisît de partir en Estonie pour revoir ses sœurs, elle fut d’abord déconcertée par le nombre d’habitants d’Europe de l’ouest qui voyageaient. Elle percevait, plus ou moins clairement, les enjeux d’un phénomène de masse risquant de banaliser une activité qui de tout temps avait enrichi l’être humain à de multiples égards. Ce constat, les appréhensions et les contradictions dont était pétrie cette jeune femme la conduisirent à tenter de redéfinir le voyage, mais le vécu ne corrobore pas toujours ce que l’esprit appréhende. Cet article précise d’abord la manière dont l’auteure repense l’activité, puis confronte ses conclusions à ce qu’elle expérimente lors de son parcours varié. On verra que, contrairement à certains de ses contemporains, Elizabeth Rigby se situe dans un entre-deux qui n’écarte pas complètement le tourisme mais qui ne renonce pas non plus aux exigences de la voyageuse, soucieuse d’éviter les sentiers battus.