Gothic and Quasi-Gothic Aesthetic and the Mise en Abîme in Two Examples of Gay Men’s Life Writing About AIDS
Cet article propose de comparer la façon dont Hervé Guibert, dans À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, et Mark Thompson, dans Gay Body, utilisent la mise en abîme au cœur de leurs récits sur le Sida et la mort. Chez Thompson, cette utilisation inavouée illustre parfaitement l’incohérence de ce récit...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/erea, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Anglais |
| Julkaistu: |
E-rea
2014
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article propose de comparer la façon dont Hervé Guibert, dans À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, et Mark Thompson, dans Gay Body, utilisent la mise en abîme au cœur de leurs récits sur le Sida et la mort. Chez Thompson, cette utilisation inavouée illustre parfaitement l’incohérence de ce récit à la première personne qui ne cesse de passer à côté de l’auto-analyse : Thompson tente de masquer cette incohérence grâce à des digressions sur la psychologie jungienne, donnant ainsi aux passages placés sous le signe de la mise en abîme une étrange esthétique plus ou moins gothique. Chez Guibert, la mise en abîme est déployée pour souligner que l’auto-examination n’a pas, pour horizon, la nécessaire découverte d’un contenu essentiel du moi. L’ouverture intellectuelle dont Guibert fait preuve face à ce paradoxe lui permet de témoigner tant pour lui-même que pour les autres, dans la vie et dans la mort. L’intérêt qu’il porte aux autres tout autant qu’à lui-même est une forme d’amour capable de repousser la honte stigmatisante, tandis que Thompson, lui, tente de la surmonter à l’aide de ses outils jungiens. |
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