“Do look on the other side of the water”: de la politique étrangère de Cromwell à l’égard de la France

Cette contribution s’intéresse à la politique étrangère que mena à l’égard de la France l’Angleterre de Cromwell, pendant le Commonwealth (1649-1653) puis le Protectorat (1653-1658). La France occupe une place importante dans les choix stratégiques de Cromwell puisque, en vertu du traité signé par l...

Täydet tiedot

Tallennettuna:
Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/erea,
Päätekijä: CURELLY, Laurent
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: E-rea 2014
Aiheet:
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Cette contribution s’intéresse à la politique étrangère que mena à l’égard de la France l’Angleterre de Cromwell, pendant le Commonwealth (1649-1653) puis le Protectorat (1653-1658). La France occupe une place importante dans les choix stratégiques de Cromwell puisque, en vertu du traité signé par les deux parties en mars 1657, elle devint l’alliée de l’Angleterre contre l’Espagne. Au début de la période, le Commonwealth, et Cromwell en particulier, intervinrent dans une France fragilisée par la Fronde afin d’infléchir les événements à leur avantage. L’article décrit le rôle que jouèrent deux intermédiaires travaillant pour le compte de l’Angleterre : Edward Sexby, ex-Agitateur de l’armée qui fut envoyé comme agent du Commonwealth pour soutenir la Fronde bordelaise connue sous le nom de l’Ormée et traduisit en français le manifeste niveleur l’Accord du peuple, et William Lockart, homme de confiance et parent de Cromwell, dépêché comme ambassadeur auprès de Mazarin afin de consolider les relations franco-anglaises alors que Cromwell avait décidé de jouer la carte française contre l’Espagne. Du soutien mesuré à la tentative de déstabilisation du régime de Mazarin menée par les Frondeurs, alors que des négociations parallèles étaient conduites en secret avec le Cardinal, à l’établissement d’une diplomatie officielle anglaise à la Cour de France, c’est le sens de la politique étrangère de Cromwell qui est ici questionné.