L’histoire photographique de l’Amérique selon Robert Taft (Photography and the American Scene, 1938)
Cet article explore la signification et les usages des notions d’« histoire sociale » et de « valeur historique » dans l’ouvrage de Robert Taft, Photography and the American Scene, A Social History 1839-1889 (1938), une référence classique et toujours admise sur la photographie américaine du XIXe si...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/erea, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
E-rea
2011
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Cet article explore la signification et les usages des notions d’« histoire sociale » et de « valeur historique » dans l’ouvrage de Robert Taft, Photography and the American Scene, A Social History 1839-1889 (1938), une référence classique et toujours admise sur la photographie américaine du XIXe siècle, sans être généralement interrogée en tant qu’entreprise historique. On évoque d’abord le contexte de sa publication, avant d’analyser les catégories discursives utilisées par Taft, en commençant par son insistance à repérer les « premières » de la photographie américaine (premier portrait, premier usage de la photographie dans l’exploration de l’Ouest, etc.). Deux concepts implicites dans le livre sont isolés : « l’image-événement », ou image qui fait l’histoire, les deux principaux exemples étant la série de portraits d’Abraham Lincoln par Mathew Brady, censés avoir influencé l’élection de 1860, et les photos de Yellowstone par William H. Jackson (1871), supposées avoir favorisé le vote de la loi créant le Parc National ; puis « l’image-document », témoignage visuel sur la « scène » américaine, que Taft encourage ses lecteurs à collectionner et étudier, comme pour promouvoir la pratique populaire de l’histoire. Les deux dimensions, épique et démocratique, de l’histoire de Taft se reflètent dans son traitement de Mathew Brady, « historien photographique », véritable foyer, en même temps que modèle, de cette histoire. |
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