The Bell Jar : Troubles dans le genre

Cet article propose de revenir sur l’indétermination du genre du seul roman achevé de Sylvia Plath, The Bell Jar. Tantôt appelé roman autobiographique ou semi-autobiographique, tantôt non-fiction novel, il sème le trouble sur sa catégorisation. Publié en 1963 en Angleterre peu avant la mort de Plath...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/erea,
المؤلف الرئيسي: THOMINE-RAPP, Angélique
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: E-rea 2023
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:Cet article propose de revenir sur l’indétermination du genre du seul roman achevé de Sylvia Plath, The Bell Jar. Tantôt appelé roman autobiographique ou semi-autobiographique, tantôt non-fiction novel, il sème le trouble sur sa catégorisation. Publié en 1963 en Angleterre peu avant la mort de Plath, le roman situé dans les années 50 a pour protagoniste Esther Greenwood, une étudiante américaine dans laquelle beaucoup ont vu l’avatar de l’autrice. La frontière poreuse entre le genre fictionnel et non-fictionnel est l’enjeu principal du procès impliquant l’adaptation filmique du roman, sortie en 1979. Ce procès en diffamation fut intenté en 1986 par Jane Anderson, censée avoir inspiré le personnage de Joan Gilling dans The Bell Jar, contre des membres de l’équipe du film et Ted Hughes, qui détenait les droits du livre. Je montrerai dans quelle mesure ce procès a contribué à confondre Sylvia Plath et la narratrice de The Bell Jar. Enfin, je démontrerai que la résistance de The Bell Jar à une catégorisation vient en grande partie du mythe autour de Plath et à la fascination des critiques pour sa vie privée, qui ont occulté l’importance de l’aspect social du roman et son regard critique sur la société américaine.