Reincarnating Shakespeare’s sister: Virginia Woolf and the “uncircumscribed spirit” of fiction
Pour élucider le rapport entre la fiction, le spirituel, et le féminin dans la pensée de Virginia Woolf, notre lecture met en parallèle deux de ses essais-manifestes importants, “Modern Fiction”(1919/1925) et Une chambre à soi (1928). Dans “Modern Fiction”,Woolf décrit la tâche de l’écrivain comme é...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/erea, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Anglais |
| Έκδοση: |
E-rea
2011
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Pour élucider le rapport entre la fiction, le spirituel, et le féminin dans la pensée de Virginia Woolf, notre lecture met en parallèle deux de ses essais-manifestes importants, “Modern Fiction”(1919/1925) et Une chambre à soi (1928). Dans “Modern Fiction”,Woolf décrit la tâche de l’écrivain comme étant de saisir “un esprit inconnu, sans contours”, qu’elle définit encore comme “la réalité”, “la vérité” ou “la vie elle-même”. Cet esprit – ce réel vivant – est constitué par la recherche du sujet écrivant, dans un mouvement qui implique la dissolution des frontières entre sujet et objet. Cet esprit est pourtant également représenté comme une réalité indépendante du sujet et immanente au monde matériel, capable d’investir le sujet dans un “instant de vision” épiphanique. Le sujet écrivant et l’“esprit” ou la “réalité” qu’il faut capter sont ainsi pris dans une tension perpétuelle, et c’est depuis cette tension qu’il convient de considérer le rapport entre le féminin et la fiction esquissé dans Une chambre à soi. Car le mouvement du sujet écrivant vers l’esprit vivant propre au “réel” s’avère être un moment crucial pour la réincarnation de la sœur de Shakespeare, c’est-à-dire, pour la création d’une littérature véritablement “féminine”. |
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