Chroni(qu)es new-yorkaises : City Life de Steve Reich
Cet article analyse une œuvre de Steve Reich intitulée City Life (1995), dans laquelle le compositeur américain mêle des bruits et voix enregistrés par ses soins dans les rues de New York à un ensemble instrumental classique. Nous tentons de montrer qu'en dépit des apparences, Reich ne propose...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/erea, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
E-rea
2011
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Cet article analyse une œuvre de Steve Reich intitulée City Life (1995), dans laquelle le compositeur américain mêle des bruits et voix enregistrés par ses soins dans les rues de New York à un ensemble instrumental classique. Nous tentons de montrer qu'en dépit des apparences, Reich ne propose en rien une illustration sonore de la ville ni ne crée un quelconque imaginaire urbain, mais articule une pensée et une pratique proprement politiques de la cité, poursuivant ainsi son travail entamé depuis les années 1960 avec It’s Gonna Rain. Fidèle à sa technique musicale fondée sur la répétition et le décalage de phases, Reich construit City Life comme une transposition des temporalités multiples et asynchrones de la ville : la chronique qu’il tient des bruits de New York devient ainsi une véritable chronie, qui lui permet d’une part de redonner voix à une communauté et de l’autre de repenser le lien entre le concert comme rituel social et l’espace urbain où il s’inscrit. |
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