Entre Réforme Catholique et impératifs de survie : vie religieuse et activisme féminin chez les clarisses anglaises du XVIIème siècle exilées sur le continent

Dans l’Angleterre réformée, les Anglaises désirant prendre le voile sont forcées de s’exiler en France ou aux Pays-Bas espagnols. Après un hiatus de plus d’un demi-siècle, c’est en 1609 qu’est fondé sur le continent le premier couvent de clarisses spécifiquement réservé aux Anglaises et soumis aux d...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/erea,
Autor principal: SCHIANO-LOCURCIO, Claire
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: E-rea 2020
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Dans l’Angleterre réformée, les Anglaises désirant prendre le voile sont forcées de s’exiler en France ou aux Pays-Bas espagnols. Après un hiatus de plus d’un demi-siècle, c’est en 1609 qu’est fondé sur le continent le premier couvent de clarisses spécifiquement réservé aux Anglaises et soumis aux décrets Tridentins. Ces derniers formulent de nouvelles directives qui redessinent les contours d’un nouveau modèle de perfection spirituelle féminine centré sur l’idéal de clôture et la soumission à l’autorité masculine. La situation particulière des Anglaises influe-t-elle sur la mise en place de la vie contemplative féminine telle qu’elle est dictée par le Concile de Trente ?Dans leurs nouveaux couvents, les clarisses concilient habilement les contraintes imposées par les autorités ecclésiastiques masculines et les impératifs liés à la survie de leur religion. Toutefois, lorsque leur équilibre spirituel ou temporel est menacé, elles osent néanmoins négocier la nature de leur supervision auprès des autorités pontificales. Dans ce parcours de négociations, les moniales mettent en avant leur statut d’exilées qu’elles intègrent comme un élément central de leur identité religieuse.