Envisioning Metropolis—New York as Seen, Imaged and Imagined

Cet article esquisse d’abord la géographie de New York dans la littérature depuis les quartiers de la Bowery et du Lower East Side jusqu’à Harlem, puis ouvre l’espace géographique à des chapitres consacrés à l’histoire littéraire de New York, du modernisme et de sa métropole mythique (dans les œuvre...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/erea,
Autor Principal: ICKSTADT, Heinz
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Anglais
Publicado: E-rea 2011
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article esquisse d’abord la géographie de New York dans la littérature depuis les quartiers de la Bowery et du Lower East Side jusqu’à Harlem, puis ouvre l’espace géographique à des chapitres consacrés à l’histoire littéraire de New York, du modernisme et de sa métropole mythique (dans les œuvres de Dos Passos, Joseph Stella et Hart Crane) à l’effondrement de la vision d’un sublime urbain au cours de la Grande dépression. Il s’intéresse ensuite à des versions plus ludiques de l’urbain dans des œuvres du Pop Art et dans des textes littéraires des années 70 et 80, avant de s’orienter vers la fiction contemporaine où la tradition moderne du sublime urbain est déconstruite et où la métropole est recréée comme faisant partie d’un vaste système de renseignements transnationaux, de flux monétaires globaux et de mouvements migratoires. Dans les romans de Don DeLillo, Cristina García, Kiran Desai et Colson Whitehead, la ville est vue comme un espace d’interconnexion abstrait, comme un lieu d’aliénation, en ses marges sociales et économiques, et comme une zone de conflits culturels où il est néanmoins possible de mener une existence culturelle intermédiaire. New York donne alors lieu à des expériences concrètes et traumatiques, mais elle est aussi, paradoxalement, reconnue comme un lieu d’appartenance. Ainsi, cet article conçoit l’histoire comme suivant deux lignes parallèles, orientées vers une narration locale (et/ou ethnique) ou vers des récits tentant d’envisager la ville selon une perspective totalisante. Même si la tradition d’un sublime urbain tend à perdre de son allant au cours du vingtième siècle, elle demeure néanmoins un contrepoint marquant dans l’histoire des représentations littéraires de New York.