¿Dónde están los mayas ? Le tourisme communautaire comme revendication identitaire dans le Yucatán

L’arrière-pays maya, région située en retrait du littoral Cancún-Riviera Maya au Mexique, haut lieu touristique à l’échelle latinoaméricaine et mondiale, abrite de nombreuses entreprises sociales qui se dédient au tourisme communautaire. Au cours de ces vingt dernières années, la mise en tourisme pr...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/eps,
Κύριος συγγραφέας: Jouault, Samuel
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Espace populations sociétés 2020
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:L’arrière-pays maya, région située en retrait du littoral Cancún-Riviera Maya au Mexique, haut lieu touristique à l’échelle latinoaméricaine et mondiale, abrite de nombreuses entreprises sociales qui se dédient au tourisme communautaire. Au cours de ces vingt dernières années, la mise en tourisme progressive des villages se traduisant par la formation d’entreprises collectives impulsées par les politiques fédérales mexicaines a cédé le pas à une mise en réseaux des acteurs mayas qui se consacrent au tourisme communautaire. D’ailleurs, deux réseaux, Co’ox Mayab et Caminos Sagrados ont émergé au cours des cinq dernières années. Si à première vue, l’un des objectifs de ces réseaux est l’insertion dans le système touristique global, nul ne peut ignorer la revendication identitaire des acteurs mayas qui portent ces projets dans un contexte de conflits socio-environnementaux où le tourisme joue un rôle prépondérant. En effet, au boom touristique de Cancún puis à l’extension sur le couloir littoral Playa del Carmen – Tulum, succède une mise en tourisme du patrimoine bioculturel des Mayas (lagunes, cenotes, gastronomie locale, médecine traditionnelle). Certains acteurs locaux d’origine maya se sont emparés de cette nouvelle extension touristique. À partir d’un travail ethnographique basé sur des entretiens et des observations participantes dans les villages et au cœur du réseau de coopératives Co’ox Mayab, cet article invite à penser le tourisme comme forme de revendication identitaire mais aussi comme forme de visibilisation des sociétés locales d’origine maya.