Le risque d’incendie de forêt en Corse : de l’approche globale par l’aléa à une approche locale des vulnérabilités
Il semble exister deux types de risques d’incendie en Corse. Le premier, et le plus communément admis, serait un risque majeur, la menace par excellence pour la « Forêt méditerranéenne » et serait bien souvent le fait de l’incurie des populations locales, notamment des éleveurs. Cependant, il existe...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Espace populations sociétés
2016
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Il semble exister deux types de risques d’incendie en Corse. Le premier, et le plus communément admis, serait un risque majeur, la menace par excellence pour la « Forêt méditerranéenne » et serait bien souvent le fait de l’incurie des populations locales, notamment des éleveurs. Cependant, il existe un risque d’incendie plus banal, celui qui traverse toute l’histoire de ces espaces boisés méditerranéens, qui les a façonnés et avec lequel les populations locales vivent depuis toujours, sur leurs territoires du quotidien. Ces deux représentations du risque s’ignorent faute d’échanges entres les riverains et les gestionnaires. C’est ce que cet article cherche à démontrer : la construction socio-spatiale d’un risque qui occulte les vulnérabilités des territoires locaux au profit de la seule vulnérabilité environnementale, appréhendée à l’échelle régionale. À une époque où les anciennes pratiques du feu sont contrariées pour lutter contre le feu, les milieux se ferment, accroissant les vulnérabilités. Les transformations du paysage modifient la configuration des différents territoires, engendrent des structures spatiales vulnérables aux incendies mais génèrent également de nouvelles représentations de l’environnement en fonction de valeurs esthétiques et économiques instables. Il s’agit, à travers l’analyse et la confrontation des discours des différents acteurs en présence, de s’intéresser aux mécanismes responsables de la production d’espaces vulnérables - laquelle élargit le constat des interfaces habitat-forêt - aux différentes échelles. |
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