Une estimation des populations d’origine étrangère en France en 2011
Depuis une dizaine d’années, les occasions d’estimer la population d’origine étrangère en France se sont multipliées, grâce à l’insertion de questions sur les pays et nationalité de naissance des parents dans les grandes enquêtes de l’Insee (Enquête Emploi en 2005). La réalisation d’une nouvelle enq...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Espace populations sociétés
2015
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Depuis une dizaine d’années, les occasions d’estimer la population d’origine étrangère en France se sont multipliées, grâce à l’insertion de questions sur les pays et nationalité de naissance des parents dans les grandes enquêtes de l’Insee (Enquête Emploi en 2005). La réalisation d’une nouvelle enquête Famille en 2011 (Enquête Famille et logements) auprès d’un très gros échantillon a été l’occasion d’une nouvelle estimation par origine. En fait, deux estimations ont été conduites, l’une sur deux générations et l’autre sur trois générations avec une limitation aux moins de 60 ans pour des raisons techniques. La proportion de personnes d’origine étrangère sur deux générations en 2011 serait de 19,2 %. Sur trois générations, avant 60 ans, elle approcherait les 30 %. L’inclusion des petits enfants d’immigré(s) redonne de la profondeur historique. Ceux qui sont d’origine européenne y dominent, alors qu’ils se sont raréfiés parmi les enfants d’immigrés(s) et plus encore les immigrés. Les populations originaires d’Afrique ont une marge de progression importante, ne serait-ce qu’en raison de l’inertie démographique, sans parler des flux migratoires à venir. La comparaison avec d’autres pays d’immigration européens n’est pas facile en raison d’écarts de définition. L’enquête Famille de 2011 permet cependant de se rapprocher de certaines définitions usitées ailleurs. En 2011, la France n’est ainsi, dans une définition voisine, qu’à 1,3 point de pourcentage de la Suède qui, de tous les pays européens (très petits exceptés), a probablement la plus forte proportion de population d’origine étrangère sur deux générations. |
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