L’invention des routines
Parler de « routines » en sciences sociales charrie facilement des connotations liées à l’aliénation. Les routines proviendraient du fait que les individus et les ménages subiraient les contraintes de lourdes temporalités macro-sociales qui imprimeraient leur temps mécanique sur leurs calendriers qu...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
|---|---|
| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Espace populations sociétés
2015
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Parler de « routines » en sciences sociales charrie facilement des connotations liées à l’aliénation. Les routines proviendraient du fait que les individus et les ménages subiraient les contraintes de lourdes temporalités macro-sociales qui imprimeraient leur temps mécanique sur leurs calendriers quotidiens. Le pouvoir d’action des individus serait donc à chercher du côté de la souplesse et de l’improvisation en situation.Ce parti pris a déjà été questionné par plusieurs travaux. Nous y revenons ici à propos de l’organisation du temps quotidien dans une conjoncture où les individus et les familles luttent plutôt, aujourd’hui, pour regagner du temps à eux contre un temps déstructuré, haché, hétérogène.Les individus et les ménages construisent des routines pour préserver un temps à eux. Ils outillent une série de dispositifs, mixant ressources sociales et ressources techniques, afin d’évoluer plus confortablement dans leur quotidien.C’est cette activité d’invention de routines, rodées, éprouvées, ajustées, réexaminées quand les circonstances l’exigent, dont nous rendons compte dans cet article, en nous appuyant sur une enquête par entretiens semi-directifs. |
|---|