Présence des cadres et distribution résidentielle des actifs dans les principales villes françaises

Les travaux sur la géographie résidentielle des actifs dans les grandes villes ont surtout mis l’accent sur l’opposition entre les lieux de vie des cadres et des professions intellectuelles supérieures et ceux des ouvriers et employés. C’est là où la concentration de cadres est la plus forte, c’est-...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/eps,
Prif Awdur: Léger, Jean-François
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Espace populations sociétés 2014
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Les travaux sur la géographie résidentielle des actifs dans les grandes villes ont surtout mis l’accent sur l’opposition entre les lieux de vie des cadres et des professions intellectuelles supérieures et ceux des ouvriers et employés. C’est là où la concentration de cadres est la plus forte, c’est-à-dire dans les mégapoles, que ce phénomène a été le plus étudié. En France, la production scientifique a donc naturellement été dominée par les travaux sur Paris. Récemment, des recherches ont réintroduit les professions intermédiaires et ont renouvelé le regard sur le phénomène de dualisation. La capacité tant sociale qu’économique de cette catégorie d’actifs de se distribuer assez largement au sein de l’agglomération parisienne a atténué le schéma classique d’opposition entre quartiers aisés et populaires. Mais qu’en est-il en province, dans les villes dépassant ou approchant le million d’habitants ? Celles-ci suivent-elles le modèle spatial parisien, qui reste dominé par une certaine forme de ségrégation sociale des catégories les plus aisées, ou bien offrent-elles au contraire des espaces résidentiels caractérisés par une plus grande mixité sociale ? C’est à cette interrogation que tente de répondre cet article dans lequel sont comparées la géographie sociale en 2009 des ménages dont la personne de référence est active des sept plus grandes métropoles françaises (Paris, Marseille, Lyon, Lille, Nice, Toulouse, Bordeaux). Cette démarche comparative et l’accent mis sur les professions intermédiaires mettent en évidence une (bien) plus grande mixité sociale en province avec, toutefois, des degrés variables selon les villes.