Réduire les vulnérabilités plutôt qu'éradiquer la pauvreté

Dans le cadre des politiques de développement on perçoit une évolution de la définition de la pauvreté avec le temps. D'abord considérée comme une situation de privation d'un accès aux ressources essentielles, plus récemment élargie à la privation de possibilité de réalisation personnelle,...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/eps,
Главные авторы: Couret, Dominique, Metzger, Pascale, URBI
Формат: Article ou chapitre numérique
Опубликовано: Espace populations sociétés 2012
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Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:Dans le cadre des politiques de développement on perçoit une évolution de la définition de la pauvreté avec le temps. D'abord considérée comme une situation de privation d'un accès aux ressources essentielles, plus récemment élargie à la privation de possibilité de réalisation personnelle, la pauvreté s'apparente aujourd'hui beaucoup à une situation d'exclusion, « hors-développement », s'articulant avec la notion de « trappes à pauvreté ». Cependant une démonstration contradictoire peut être faite quand on observe la place de la pauvreté dans le contexte urbain de nombreuses villes du Sud : elle n'y est en aucun cas une situation marginale. De fait la pauvreté s'avère être une ressource urbaine intégrée et nécessaire au mécanisme néolibéral du développement urbain actuel. On peut donc s'interroger sur l'efficacité d'une croissance économique renforcée pour réduire la pauvreté urbaine.Au-delà de cette question, si le système de développement urbain néolibéral n'est pas régulé, il produit inexorablement les conditions d'une dégradation environnementale urbaine globale, au sens d'involution de la qualité du milieu de vie et de la vie en société. Si les plus pauvres s'avèrent les plus vulnérables à cette dégradation, ils ne sont pas les seuls à être concernés. Les multiples vulnérabilités créées s'avèrent de fait partagées. Le développement économique urbain néolibéral est en effet un facteur de fragilisation non seulement pour les populations les plus pauvres mais pour l'ensemble de l'établissement social. Si on ne peut réduire directement la pauvreté peut-être serait-il possible d'approcher la question du développement en termes de gestion et réduction de ces vulnérabilités.