Les concentrations ethniques en France : évolution 1968-2005
La rareté des données sur les origines (lieu de naissance et filiation) oblige, pour retracer les transformations du peuplement des territoires qui ont accompagné différents moments de l’immigration, à se concentrer sur un segment de population particulier : les plus jeunes encore au foyer de leurs...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado em: |
Espace populations sociétés
2012
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La rareté des données sur les origines (lieu de naissance et filiation) oblige, pour retracer les transformations du peuplement des territoires qui ont accompagné différents moments de l’immigration, à se concentrer sur un segment de population particulier : les plus jeunes encore au foyer de leurs parents. Le fichier SAPHIR construit par Bernard Aubry a permis de mener ce type d’analyse entre 1968 et 2005 en retenant la proportion de jeunes âgés de 0-17 ans d’origine étrangère. L’étude de l’évolution des concentrations ethniques est un préalable et un précieux complément à celle d’indicateurs plus sophistiqués, et notamment des indicateurs de dissimilarité, d’usage courant, ou d’autres indicateurs de composition des voisinages.Une telle étude montre une réelle évolution des lieux de concentration ethnique singularisant fortement l’Ile-de-France devenue la région de très forte concentration ethnique qu’elle n’était pas à la fin des années 1960, alors devancée par les régions de la façade méditerranéenne et la Lorraine. L’exception du grand quart ouest de la France, autrefois très peu touché par l’immigration, est désormais terminée. Enfin, ces concentrations ethniques sont devenues un phénomène de plus en plus urbain, reflétant les changements dans la composition des origines et un chassé-croisé entre les familles de natifs et celles d’immigrés, les premières préférant de plus en plus les zones d’habitat rural et périurbain quand les secondes se sont implantées prioritairement dans les communes de taille moyenne, des grandes zones urbaines. |
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