Mobilités domestiques internationales et nouvelles territorialités à Beyrouth (Liban)

Depuis la fin des années 1970, le Liban est devenu un pays d’immigration pour des migrantes originaires principalement des pays du monde indien, d’Asie du Sud-Est, d’Afrique de l’Est et de l’Ouest. Aujourd’hui estimées à environ 250 000, les migrantes travaillent dans leur grande majorité en tant qu...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/eps,
Hlavní autor: Dahdah, Assaf
Médium: Article ou chapitre numérique
Vydáno: Espace populations sociétés 2011
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On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Depuis la fin des années 1970, le Liban est devenu un pays d’immigration pour des migrantes originaires principalement des pays du monde indien, d’Asie du Sud-Est, d’Afrique de l’Est et de l’Ouest. Aujourd’hui estimées à environ 250 000, les migrantes travaillent dans leur grande majorité en tant que domestiques à demeure dans les foyers des classes moyennes et supérieures libanaises. Cette migration économique entre pays des Suds s’inscrit dans le cadre d’une législation censée limiter les femmes étrangères à la domesticité et à l’invisibilité sociale et spatiale. À travers une étude de cas sur la migration des femmes éthiopiennes, nous montrerons comment les migrantes sont à la fois « invisibilisées » depuis l’espace domestique jusque dans la ville, mais qu’elles participent également dans les interstices de la ville et de ses temporalités à une reformulation du paysage urbain beyrouthin. Cette situation migratoire dans le contexte de la mondialisation contemporaine interroge in fine quant à la notion de cosmopolitisme et de la place de l’altérité dans une ville méditerranéenne et arabe comme Beyrouth.