Mobilités et politique à Sidi Ifni, ville isolée du Sud marocain
Cet article aborde la complexité du lien entre mobilités et politique avec le cas d’une petite ville isolée, siège d’un mouvement de protestation sociale entre 2005 et 2009. Sidi Ifni a vécu une période de gloire espagnole (1934-69), l’érigeant en place attractive, puis une politique de marginalisat...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Έκδοση: |
Espace populations sociétés
2011
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Cet article aborde la complexité du lien entre mobilités et politique avec le cas d’une petite ville isolée, siège d’un mouvement de protestation sociale entre 2005 et 2009. Sidi Ifni a vécu une période de gloire espagnole (1934-69), l’érigeant en place attractive, puis une politique de marginalisation socio-économique après sa rétrocession au Maroc (1969). La proximité du Sahara Occidental et la catégorisation du pays Aït Baamrane en marche frondeuse du royaume éclairent la stratégie de renouvellement de la population du Makhzen. Le déclin urbain a généré une émigration de crise, surtout vers l’Europe, grâce au statut juridique particulier des Ifnaouis en Espagne. L’immigration illégale s’intensifie depuis les années 1980, avec des harragas vers les Canaries voisines. Les émigrés ont fait pression sur les autorités marocaines lors de la vague protestataire. Leur rôle de levier de développement est plus modeste, comme l’est celui des actifs, touristes et retraités européens, de plus en plus nombreux à fréquenter et s’installer à Sidi Ifni. |
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