Mobilis in mobili : des vies « en mobilité » au Sud
Les travailleurs de l’aide et du développement, que l’on peut identifier aux figures des mercenaires, missionnaires et marginaux, circulent dans les pays du Sud sinistrés par des catastrophes naturelles et/ou anthropiques. Ils forment un type de mobiles peu connus, vivant entre plusieurs mondes : le...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Espace populations sociétés
2011
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Les travailleurs de l’aide et du développement, que l’on peut identifier aux figures des mercenaires, missionnaires et marginaux, circulent dans les pays du Sud sinistrés par des catastrophes naturelles et/ou anthropiques. Ils forment un type de mobiles peu connus, vivant entre plusieurs mondes : leurs pays d’origine, le pays d’accueil et l’univers récréé entre les deux (là-bas, ici, entre-deux). La césure entre des mobilités conquérantes du Nord et subies du Sud apparaît complexifiée par ces migrants en provenance de pays du Nord et du Sud, soudés par une pratique si continue de la mobilité qu’ils vivent « en » mobilités, mobiles dans cet élément mobile (Mobilis in mobili) qu’est le monde contemporain. En même temps, ces travailleurs de l’humanitaire transposent d’un Sud à l’autre des modes de vie très similaires calqués sur les standards du Nord, finalement peu dépendants du contexte socio-économique sur lequel ils ont pourtant des incidences fortes, d’autant plus fortes que ce contexte est incertain et perméable comme au Timor-Leste et en Haïti. Ces deux pays apparaissent en effet comme des archétypes de ces États pilotés par une communauté internationale qui y met en pratique ses principes de développement via des missions de l’ONU et de nombreuses ONG. |
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