La périurbanisation renforce-t-elle la ségrégation résidentielle urbaine en France ?
L'objectif de ce papier est d’examiner le rôle de la périurbanisation dans le renforcement des disparités socio-spatiales au sein des agglomérations françaises. La littérature récente mettant en parallèle les phénomènes de périurbanisation et de ségrégation étaie l'hypothèse selon laquelle...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Egile Nagusiak: | , , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Argitaratua: |
Espace populations sociétés
2010
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L'objectif de ce papier est d’examiner le rôle de la périurbanisation dans le renforcement des disparités socio-spatiales au sein des agglomérations françaises. La littérature récente mettant en parallèle les phénomènes de périurbanisation et de ségrégation étaie l'hypothèse selon laquelle le mouvement de périurbanisation pourrait être une source importante de ségrégation. Nous construisons, sur la base des profils socioprofessionnels, un indicateur de disparités sociales qui permet d’identifier ces disparités au sein des aires urbaines en distinguant pôles urbains et couronnes périurbaines. L’analyse de l’évolution de cet indicateur entre les recensements de 1990 et 1999 permet d’observer la grande dispersion des degrés de ségrégation entre les agglomérations françaises. On observe également un fort lien entre la taille de l’agglomération et l’accroissement de la ségrégation dans la plupart des cas. On montre ensuite que, bien que les flux de périurbanisation pèsent peu au regard des migrations internes aux pôles urbains et qu’ils ne se différencient que légèrement selon les catégories sociales, l’intensité de la périurbanisation des cadres et des professions intermédiaires explique le degré de ségrégation sociale observé dans les agglomérations urbaines françaises. En revanche et bien que largement majoritaires, les mobilités résidentielles qui restent à l’intérieur des pôles urbains ne provoquent pas le tri social interne aux pôles urbains que l’on aurait pu attendre. Quand il a lieu, ce tri s’effectue donc principalement par extraction des pôles urbains des catégories sociales moyennes et supérieures. |
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