Mobilités et discontinuités périurbaines

La classique opposition urbain/rural longtemps utilisée pour délimiter et définir les espaces est aujourd’hui obsolète. La définition et la délimitation de la ville sont devenues complexes, notamment depuis le développement de ses marges et la mise en place du périurbain.La permanente édification de...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/eps,
Egile nagusia: Letniowska-Swiat, Sylvie
Formatua: Article ou chapitre numérique
Argitaratua: Espace populations sociétés 2009
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:La classique opposition urbain/rural longtemps utilisée pour délimiter et définir les espaces est aujourd’hui obsolète. La définition et la délimitation de la ville sont devenues complexes, notamment depuis le développement de ses marges et la mise en place du périurbain.La permanente édification de cet espace depuis une trentaine d’années a abouti à la création d’une structure complexe et hétérogène présentant de nombreux clivages multi-scalaires tant spatiaux qu’organisationnels. Pour tenter de les décrypter plus concrètement, nous pouvons nous attarder sur le cas particulier de l’espace périurbain de la métropole lilloise. Cette agglomération transfrontalière présente une périphérie urbaine de prime abord homogène classiquement organisée de manière semi radio-concentrique autour d’un pôle urbain central mais laisse transparaître, au fil des investigations, de multiples discontinuités.L’analyse des mobilités, aussi diverses que les déplacements liés à la recherche d’un service, à un changement de résidence, ou à la disjonction entre travail et domicile, dévoile une dichotomie tranchée entre l’Est et l’Ouest de cet espace périurbain. Cette opposition spatiale se révèle tant dans le fonctionnement de ces zones périurbaines avec le cœur urbain dense qu’au niveau des représentations qu’en ont les « périurbanisants ». Le concept de frontière est ici assimilé à celui de limite et aussi de discontinuité dont la « distance-temps » apparaît très pertinente.