Anciennes frontières, nouvelles discontinuités : les impacts du développement du travail frontalier sur les populations et les territoires du Nord lorrain
La frontière entre la Lorraine et ses voisins frontaliers (Luxembourg belge, Grand-Duché de Luxembourg, Sarre, Palatinat) connaît de profonds changements depuis la mise en place du Marché Unique en 1993 et le développement du travail frontalier vers le Luxembourg. Les transformations se manifestent...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Udgivet: |
Espace populations sociétés
2009
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La frontière entre la Lorraine et ses voisins frontaliers (Luxembourg belge, Grand-Duché de Luxembourg, Sarre, Palatinat) connaît de profonds changements depuis la mise en place du Marché Unique en 1993 et le développement du travail frontalier vers le Luxembourg. Les transformations se manifestent d’abord sur un plan morphologique : les effets-frontière se diffusent de plus en plus vers l’intérieur du territoire au point de dessiner un « ourlet transfrontalier » qui s’étend, le long des grands axes de transport, jusqu’aux portes de l’agglomération messine. La frontière inter-étatique évolue aussi dans ses fonctions : avec la multiplication des échanges, elle apparaît comme un nouveau marqueur des différences sociales et fiscales au sein de l’Union européenne entre communautés voisines et étrangères mais aussi au sein d’une même communauté infra-étatique. Les mobilités transfrontalières induisent ainsi de nouvelles formes de discontinuités territoriales. Au-delà de l’approche géographique, elles nous révèlent les enjeux d’une Europe sociale à construire. |
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