Vulnérabilité sismique et inégalités socio-spatiales
Alors que la vulnérabilité sismique des villes dépend de très nombreux facteurs, cet article tente de montrer combien une certaine approche de la vulnérabilité est source d’inégalités socio-spatiales. Dans un contexte patrimonial, la volonté de conservation du centre historique d’une ville redéfinit...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publicat: |
Espace populations sociétés
2009
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Alors que la vulnérabilité sismique des villes dépend de très nombreux facteurs, cet article tente de montrer combien une certaine approche de la vulnérabilité est source d’inégalités socio-spatiales. Dans un contexte patrimonial, la volonté de conservation du centre historique d’une ville redéfinit les valeurs accordées aux différents bâtiments et quartiers. Il s’ensuit un rééquilibrage des politiques de gestion du risque au détriment de quartiers périphériques qui, pour des raisons historiques, géographiques et économiques, abritent des populations plus vulnérables. Le critère patrimonial devient alors un facteur d’amplification des inégalités, non seulement territoriales et socio-économiques, mais aussi sur le plan de la vulnérabilité sismique. Les villes italiennes de Noto et d’Assise illustrent diversement ces dynamiques. À Noto, les contrastes de gestion du risque sismique se répercutent sur les caractéristiques socio-économiques des quartiers et accentuent l’inégalité face au risque. Dans le cas d’Assise, de récentes évolutions des politiques de gestion du risque sont dues à la prise de conscience de ces inégalités et à la volonté de les réduire. |
|---|