L’espace-temps carcéral
À partir d’une étude qualitative, réalisée auprès de la population carcérale dans trois maisons d’arrêt de France, nous proposons une présentation centrée sur les interactions détenus/surveillants. C’est en analysant les relations basées sur la gestion de l’espace carcéral entre ces deux groupes qu’...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Argitaratua: |
Espace populations sociétés
2016
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | À partir d’une étude qualitative, réalisée auprès de la population carcérale dans trois maisons d’arrêt de France, nous proposons une présentation centrée sur les interactions détenus/surveillants. C’est en analysant les relations basées sur la gestion de l’espace carcéral entre ces deux groupes qu’apparaît une inégale temporalité. L’ « organisation » est proposée comme un modèle de réactivité, où le personnel de surveillance s’adapte à chaque instant à la demande des reclus. Néanmoins, nous avons souvent entendu ces derniers se plaindre du lent processus qui permet de passer de la sollicitation à la concrétisation d’une requête (changement de cellule, prise de rendez-vous chez le médecin, parloir...). Quant aux surveillants, ils ont une injonction à exécuter rapidement leurs tâches. Le surveillant, homme libre dans un espace fermé et réglementé cohabite avec le détenu, homme dépourvu de liberté : les rythmes paraissent inconciliables. Comment, dans un contexte de surpopulation latente et d’inégale temporalité, les surveillants traitent-ils les demandes des détenus ? Notre article a l’ambition de décrire ce contexte temporel complexe et d’apporter des éléments de compréhension. |
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