Les temporalités des touristes itinérants dans le Sud marocain ou la quête de liberté

Cet article vise, en prenant l’exemple du Sud marocain, à comprendre les caractères propres aux touristes individuels pratiquant l’itinérance de manière autonome. En les comparant aux touristes voyageant en groupes organisés (qu’ils ne veulent pas être), il montre que tous effectuent des itinéraires...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/eps,
Hlavní autor: Leroux, Stéphanie
Médium: Article ou chapitre numérique
Vydáno: Espace populations sociétés 2016
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Cet article vise, en prenant l’exemple du Sud marocain, à comprendre les caractères propres aux touristes individuels pratiquant l’itinérance de manière autonome. En les comparant aux touristes voyageant en groupes organisés (qu’ils ne veulent pas être), il montre que tous effectuent des itinéraires et des escales similaires. Par contre, ils visitent moins de sites touristiques mais y restent plus longtemps. La distinction des pratiques touristiques se fait essentiellement par le mode d’hébergement utilisé, symbole de la volonté de ne pas passer par les réseaux « officiels » du tourisme international. Les hôtels non classés, de confort succinct et dont les services minimalistes se réduisent à l’hébergement uniquement, poussent ainsi les itinérants à passer davantage de temps à l’extérieur. Ils se retrouvent alors à flâner dans des lieux qui leur sont inconnus mais reconnus pour leur caractère exotique. Ils accordent en outre une importance au temps passé sur la route et à la traversée des grands espaces en cherchant, sans pour autant y parvenir, à fuir les masses urbaines et touristiques. De ce constat, l’article pose la question des motivations et des origines de ce mouvement touristique spécifique. Si le « tout » en est l’élément originel, mais qui est aussi celui des voyages organisés, l’article interroge aussi le mouvement beatnik qui a relancé l’errance initiatique, notamment en popularisant les « road movies ».