Les Polonais du Kazakhstan entre l’intégration et la Patrie rêvée
Parmi les 128 nationalités recensées en 1999 au Kazakhstan pour 15,6 millions d’habitants, outre les 53% de Kazakhs et les 30% de Russes, figurent des communautés de plus ou moins grande ampleur dont certaines sont bien connues, telles les Allemands de la Volga, les Ouïgours, les Coréens. Les Polona...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
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Espace populations sociétés
2009
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Parmi les 128 nationalités recensées en 1999 au Kazakhstan pour 15,6 millions d’habitants, outre les 53% de Kazakhs et les 30% de Russes, figurent des communautés de plus ou moins grande ampleur dont certaines sont bien connues, telles les Allemands de la Volga, les Ouïgours, les Coréens. Les Polonais du Kazakhstan constituent un cas particulier de diaspora de l’exil forcé dont la formation en tant que groupe coïncide avec l’histoire douloureuse des relations entre l’Empire russe et la Pologne, puis de l’URSS dans son règlement de la « question polonaise » pendant la Seconde Guerre mondiale. Leurs tentatives de préserver leur identité en s’organisant activement depuis la fin de la période soviétique pour ceux qui préfèrent rester au Kazakhstan, ou en choisissant le retour vers la « mythique Patrie », sont d’autant plus intéressantes à mettre en évidence. Le but de cet article est de faire le point sur cette population peu connue de la mosaïque ethnique kazakhstanaise dont 20 000 sur les 61 000 recensés en 1989 sont partis en Russie, en Pologne et dans d’autres pays d’Europe depuis quinze ans. Faible numériquement, et subissant un nouveau processus d’intégration à la souche dominante du pays, les Kazakhs, après avoir été « ukrainisée » puis russifiée, elle peut toutefois conserver une certaine influence à travers la stratégie de concorde religieuse développée par le pouvoir kazakh pour renforcer la stabilité de sa politique intérieure et faire reconnaître sa spécificité interconfessionnelle dans l’arène internationale. |
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