Itinéraires du déracinement
Suite à la disparition de l’URSS, la détérioration des conditions socio-économiques a incité les populations autochtones d’Asie centrale à modifier leurs pratiques territoriales. Enracinées pendant la période soviétique, ces populations majoritairement rurales élaborent des stratégies de développeme...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
|---|---|
| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Espace populations sociétés
2009
|
| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Suite à la disparition de l’URSS, la détérioration des conditions socio-économiques a incité les populations autochtones d’Asie centrale à modifier leurs pratiques territoriales. Enracinées pendant la période soviétique, ces populations majoritairement rurales élaborent des stratégies de développement fondées sur la circulation internationale des hommes. Les migrations, qui sont polarisées par la Russie, mobilisent plusieurs centaines de milliers de travailleurs qui organisent des transferts de fonds essentiels dans l’économie domestique des villages et villes du Kirghizstan, d’Ouzbékistan et du Tadjikistan. Elles résultent de la mobilisation d’institutions sociales traditionnelles mais bouleversent les pratiques familiales et locales. À l’échelle internationale, la structuration du champ migratoire produit de nouvelles relations entre la Russie et les républiques centre-asiatiques, entre souveraineté politique officielle et dépendance économique et sociale. |
|---|