Trajectoires géographiques et rapports aux territoires des premières générations de baby-boomers en France

En France, plus d’un habitant sur cinq a aujourd’hui 65 ans ou plus, posant la question du « bien vieillir » et de l’adaptation des politiques publiques en matière d’habitat, de services, ou de mobilité. Etudier les rapports aux territoires - entendus comme l’inscription spatiale de leurs pratiques,...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/eps,
Hlavní autoři: Le Roux, Guillaume, Pinel, Jordan, Chabot, Timothée, Bonvalet, Catherine
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Espace populations sociétés 2026
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:En France, plus d’un habitant sur cinq a aujourd’hui 65 ans ou plus, posant la question du « bien vieillir » et de l’adaptation des politiques publiques en matière d’habitat, de services, ou de mobilité. Etudier les rapports aux territoires - entendus comme l’inscription spatiale de leurs pratiques, les façons dont les personnes s’y investissent et les liens (notamment affectifs) qu’elles tissent avec les territoires - apparaît d’autant plus importants au cours de la vieillesse qui se caractérise souvent par une rétraction des espaces de vie. Moins ancrées localement que leurs aînés mais loin d’être uniformément mobiles, les générations du baby-boom, qui constituent l’essentiel de la population retraitée aujourd’hui, offrent un cas d’étude privilégié pour comprendre les rapports contemporains aux territoires. Cet article a pour objectif d’étudier, pour les premières générations du baby-boom (1945-1949), les liens entre trajectoires géographiques et rapports aux territoires. L’analyse se concentre sur les territoires de l’enfance et ceux de résidence au cours de la retraite et se déploie en deux temps. D’abord, à partir des données de l’Echantillon Démographique Permanent, il s’agit d’étudier la diversité des trajectoires géographiques et d’identifier les principaux facteurs de différenciation au sein de cette génération. Ensuite, à partir de 37 entretiens du projet Elvis, l’analyse qualitative explore les liens entre les trajectoires géographiques des enquêtés, regroupées selon quatre grands profils, et leurs rapports à ces territoires. L’analyse montre que les parcours des premiers baby-boomers sont majoritairement locaux. Les formes d’ancrage sont diverses, allant d’un attachement fort aux lieux d’origine à des réinvestissements affectifs dans de nouveaux espaces. La famille, en particulier la proximité des enfants, demeure un facteur clé de l’ancrage, illustrant la persistance des logiques familiales dans les choix de résidence, même au sein de générations souvent perçues comme plus individualistes.