Pratiques et transmission des créoles antillais dans la “troisième île”

Depuis vingt ans, l’accroissement de la population antillaise s’est fait en grande partie en dehors des deux départements, par l’installation de milliers d’Antillais en Métropole au point qu’on peut parler d’une troisième île. Le dynamisme culturel des Antillais en Métropole, s’étend-il à la pratiqu...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/eps,
1. Verfasser: Condon, Stéphanie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Espace populations sociétés 2009
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Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Depuis vingt ans, l’accroissement de la population antillaise s’est fait en grande partie en dehors des deux départements, par l’installation de milliers d’Antillais en Métropole au point qu’on peut parler d’une troisième île. Le dynamisme culturel des Antillais en Métropole, s’étend-il à la pratique du créole en milieu familial ? L’enquête Étude de l’histoire familiale (1999) offre l’occasion d’analyser la transmission des langues vers les enfants et d’explorer les différents modes de transmission selon la génération, le milieu social d’origine, le niveau de scolarisation, la forme familiale. Le rôle spécifique des femmes dans la transmission est exploré. La possibilité offerte aux enquêtés de déclarer plusieurs langues transmises a permis de nuancer la perte, annoncée par les résultats d’enquêtes précédentes, du créole enMétropole ; car si elle est rarement transmise en tant que langue habituelle, la langue créole est souvent transmise de manière occasionnelle. Enfin, une question sur le désir de retourner vivre dans la région de son enfance a permis de montrer le lien entre la transmission du créole et l’expression du désir de retourner aux Antilles.