Faire face aux persécutions et partir : les ressorts de la migration d’exilé·es LGBT+ ayant demandé l’asile en France

Depuis une vingtaine d’années, les réfugié·es LGBT+ ont fait l’objet d’une attention institutionnelle et académiques croissante, ayant notamment conduit à analyser leur réception au sein du système d’asile des pays occidentaux. Toutefois, les configurations particulières de leur migration restent en...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/eps,
Prif Awdur: Chossière, Florent
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Espace populations sociétés 2026
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Depuis une vingtaine d’années, les réfugié·es LGBT+ ont fait l’objet d’une attention institutionnelle et académiques croissante, ayant notamment conduit à analyser leur réception au sein du système d’asile des pays occidentaux. Toutefois, les configurations particulières de leur migration restent encore peu connues. L’objectif de cet article est de mettre en lumière les ressorts multiples de la migration de personnes ayant demandé l’asile en France au motif de persécutions liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. En s’appuyant sur une enquête ethnographique menée en région parisienne et sur des entretiens, l’article invite à aller au-delà d’une explication de la migration qui s’en tiendrait à une simple causalité mécanique générée par les expériences de persécutions. En dépliant les processus qui expliquent quand, pourquoi et comment la migration devient une solution envisagée et réalisable pour réagir aux persécutions, le texte montre la nécessité de réinsérer les expériences de persécutions dans un faisceau plus large de facteurs pour comprendre la mise en mouvement et de mettre en perspective cette articulation à l’aune des trajectoires biographiques et des positions sociales des individus. Ce faisant, l’article permet également de souligner l’hétérogénéité des parcours et les inégalités qui se jouent dans la négociation des persécutions et l’accès à la migration.