« C’est jamais nous, les kanak, les gagnants ». Vulnérabilités et sentiment d’injustice de jeunes kanak vivant dans les quartiers nord de Nouméa
La Nouvelle-Calédonie connaît actuellement une crise économique, sociale et politique sans précédent. Celle-ci découle des violentes émeutes qui ont débuté le 13 mai 2024 lors de l’annonce présidentielle du dégel du corps électoral, hérité des accords de Nouméa de 1998. Ces émeutes ont particulièrem...
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Espace populations sociétés
2025
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La Nouvelle-Calédonie connaît actuellement une crise économique, sociale et politique sans précédent. Celle-ci découle des violentes émeutes qui ont débuté le 13 mai 2024 lors de l’annonce présidentielle du dégel du corps électoral, hérité des accords de Nouméa de 1998. Ces émeutes ont particulièrement mis en visibilité une partie de la jeunesse kanak qui cumule des inégalités face au reste de la population. Celle-ci exprime un fort sentiment d’injustice sociale et une défiance face à l’ensemble des représentants politiques [Barthou, 2024]. Le traitement médiatique et politique de ces émeutes a toutefois invisibilisé les facteurs exposant la plupart des jeunes kanak à la vulnérabilité mais aussi les autres conséquences de ces vulnérabilités, telles que le sentiment d’injustice et l’infériorisation. Nous verrons dans cet article que les vulnérabilités des jeunes kanak sont multiples et qu’elles découlent de nombreuses inégalités issues de l’héritage colonial, puis nous reviendrons sur les expériences différenciées de ces vulnérabilités et les modes d’adaptation. Enfin, nous analyserons les enjeux sociaux de ces vulnérabilités, de la violence très visible au sentiment d’infériorité largement invisibilisé. |
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