« A good sign of climate change » : quand le rapport aux dynamiques environnementales conditionne la perception des effets du changement climatique. Le cas de Ma’uke et Manihiki (îles Cook)
À Ma’uke et Manihiki, (îles Cook – Pacifique sud), il est une représentation du changement climatique qui soulève de nombreuses interrogations : celle qui consiste à voir des effets positifs du changement climatique là où le discours général tend à ne mettre en avant que des effets particulièrement...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Espace populations sociétés
2025
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | À Ma’uke et Manihiki, (îles Cook – Pacifique sud), il est une représentation du changement climatique qui soulève de nombreuses interrogations : celle qui consiste à voir des effets positifs du changement climatique là où le discours général tend à ne mettre en avant que des effets particulièrement néfastes. Le traitement de la question de la positivité des effets du changement climatique souffre d’un certain paradoxe : celui d’être peu audible dans les discours officiels alors même qu’il semble avoir une place réelle dans des réalités de terrain observées. Dans cet article, nous allons aborder cette question en formulant l’hypothèse suivante : l’existence de ce discours mélioratif sur le changement climatique trouve son origine dans le rapport que les insulaires entretiennent avec leur environnement, et ce, bien avant l’émergence du changement climatique. Pour cela, les représentations insulaires seront mises en perspective avec celles des acteurs environnementaux. Nous verrons alors que deux définitions distinctes du concept d’environnement se dessinent, à travers les notions de nature-environnante et d’environnement originel. À partir de ces deux conceptions, deux rapports à l’environnement seront décrits, correspondant à deux manières d’interpréter la dynamique environnementale. Le premier rapport, dit conservationniste, associé à la conception des acteurs environnementaux, envisage tout changement comme une altération d’un équilibre préexistant à la présence humaine. Le second rapport, dit pragmatique, associé à la conception des insulaires, considère le changement comme une nécessité qui permet d’améliorer la condition héritée des générations précédentes. Nous conclurons que le discours positivant certains effets du changement climatique s’intègre à une conception locale envisageant chaque changement observé non pas comme devant être rejeté par principe, mais au contraire, comme étant un indice potentiel d’amélioration de son environnement. |
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