S’installer dans les îles polynésiennes périphériques : la place de l’insularité dans le projet migratoire et la vie quotidienne. Le cas des îles de Bora Bora, Raiatea et Tahaa (Polynésie française)

Bora Bora, Raiatea et Tahaa sont trois îles situées en Polynésie française dans les Îles‑Sous-le-Vent, en périphérie du centre tahitien. Elles accueillent des néo‑résidents à la fois venus d’autres îles polynésiennes et de l’extérieur du territoire (essentiellement de France métropolitaine*). Grâce...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/eps,
Auteurs principaux: Blondy, Caroline, Cognard, Françoise, Rufin-Soler, Caroline
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Espace populations sociétés 2025
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Bora Bora, Raiatea et Tahaa sont trois îles situées en Polynésie française dans les Îles‑Sous-le-Vent, en périphérie du centre tahitien. Elles accueillent des néo‑résidents à la fois venus d’autres îles polynésiennes et de l’extérieur du territoire (essentiellement de France métropolitaine*). Grâce à une méthodologie croisant analyse statistique détaillée du recensement de la population et entretiens qualitatifs menés auprès de ces néo-résidents, cet article dresse leur profil et détermine le rôle de l’insularité dans leurs stratégies migratoires et leur vie quotidienne. Il montre que ces néo‑résidents semblent davantage s’installer pour des raisons économiques et familiales que pour répondre à un « désir d’île », ce qui permet notamment de relativiser l’effet du « mythe polynésien ». Une fois sur place, la vie insulaire apparaît globalement appréciée par les néo-résidents, ce qui ne les empêche pas de souligner la présence de certaines contraintes, dont une partie est néanmoins mieux vécue aujourd’hui grâce aux outils de communication numérique.*. Dans le langage courant les Polynésiens parlent indifféremment de « France », de « Métropole » voire de « France métropolitaine ». Dans un contexte post-colonial, certains chercheurs ont néanmoins questionné ce terme [Gay, 2021 ; Saura 2021], proposant par exemple de parler d’« Hexagone ». Nous privilégierons ce terme, mais pourrons utiliser les autres appellations par souci d’éviter les répétitions.