Les véhicules automobiles électriques dans la morphologie sociale du Québec, les pratiques de déplacement et les aspirations des ménages
La conduite d’une automobile est de loin le principal mode de déplacement au Québec et l’adoption d’une loi y annonce l’interdiction de la vente de véhicules à essence neufs à compter de 2035. L’hydro-électricité québécoise étant nationalisée et reconnue comme une énergie propre et accessible à un c...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Hauptverfasser: | , , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Espace populations sociétés
2024
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La conduite d’une automobile est de loin le principal mode de déplacement au Québec et l’adoption d’une loi y annonce l’interdiction de la vente de véhicules à essence neufs à compter de 2035. L’hydro-électricité québécoise étant nationalisée et reconnue comme une énergie propre et accessible à un coût abordable, les efforts pour la transition énergétique sont orientés au Québec vers l’électrification des transports et la décarbonation des industries. Les véhicules automobiles électriques apparaissent être l’alternative à la consommation d’essence pour les déplacements des ménages qui rencontrent sur ce territoire les conditions les plus propices au changement de pratique mobilitaire. Notre analyse d’un sondage réalisé en 2022 montre comment l’usage des véhicules automobiles et les aspirations à en acheter ou en racheter un électrique prennent corps dans des profils de déplacement des ménages privés et dans la morphologie sociale du Québec. En considérant les régions et des types de lieux auxquels les participants identifient leur résidence principale, des variations apparaissent dans les principaux modes de déplacement des membres du ménage, dans l’effort et la possibilité de privilégier les déplacements actifs et les transports en commun, puis dans les aspirations à se procurer un véhicule automobile électrique. La représentation du peuplement de l’écoumène, du système urbain, des migrations internes, des infrastructures de transport et des conditions matérielles et saisonnières au Québec, à l’intérieur desquels varient les profils de déplacement, est la pierre d’angle de l’analyse. Cette dernière montre que si l’usage des véhicules automobiles électriques en 2022 est amorcé sans grande variation dans la géographie, les aspirations exprimées suggèrent que des fractures pourraient s’accroître, particulièrement entre les générations, les budgets des ménages et les territoires où le rapport à cette technologie diffère. |
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