Des Suds vers le Grand Nord : recomposition des mobilités et des identités urbaines post-soviétiques

L’Arctique russe représente environ 40 % de la population de tout l’espace Arctique, et les peuples autochtones ne constituent que 5 % de sa population. La Russie est aussi la région arctique la plus urbanisée. Les processus de peuplement urbain ont été marqués par l’histoire soviétique et ses parad...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/eps,
Yazar: Hohmann, Sophie
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Espace populations sociétés 2021
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:L’Arctique russe représente environ 40 % de la population de tout l’espace Arctique, et les peuples autochtones ne constituent que 5 % de sa population. La Russie est aussi la région arctique la plus urbanisée. Les processus de peuplement urbain ont été marqués par l’histoire soviétique et ses paradoxes, mais ils se transforment aussi dans une logique transnationale. Cette histoire complexe de la construction de villes les plus peuplées et les plus industrialisées de l’Arctique invite à s’intéresser aux identités urbaines, à l’histoire des mobilités et à la construction d’une citadinité arctique caractérisée par l’afflux croissant de populations originaires de différentes régions et républiques anciennement soviétiques, dont l’Asie centrale et le Caucase du Sud. Cet article analyse le lien entre les mobilités de l’époque soviétique et les plus récentes, et comment ces dernières participent à la construction d’identités multiculturelles. Il montre comment les migrants économiques pour la plupart originaires de pays musulmans anciennement soviétiques profitent de la fin du soviétisme et de la désécularisation pour refaçonner leur identité religieuse autour de la communauté, dans une région qui jusqu’à présent n’avait pas éprouvée cette rencontre.