Chevalerie orientale et chevalerie occidentale dans le Parzival et le Willehalm de Wolfram von Eschenbach

Cet article s’intéressera à la représentation des chevaleries orientale et occidentale dans deux textes allemands du XIIIe siècle, le Parzival (1200-1210) et le Willehalm (avant 1217) de Wolfram von Eschenbach. À l’inverse de la plupart des textes épiques occidentaux, Wolfram présente les combattant...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/epopee,
第一著者: Buschinger, Danielle
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Projet Épopée 2026
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Cet article s’intéressera à la représentation des chevaleries orientale et occidentale dans deux textes allemands du XIIIe siècle, le Parzival (1200-1210) et le Willehalm (avant 1217) de Wolfram von Eschenbach. À l’inverse de la plupart des textes épiques occidentaux, Wolfram présente les combattants musulmans de façon aussi positive que les héros chrétiens : chevalerie occidentale et chevalerie orientale sont égales en dignité, et les musulmans et les chrétiens tous enfants de Dieu. Dans Parzival, où il reprend le Conte del Graal de Chrétien de Troyes, Wolfram place au-dessus de toutes deux la suprême valeur d’une chevalerie directement au service de Dieu, celle du Graal. Mais cela même ne saurait disqualifier ses personnages orientaux : de façon caractéristique, son héros musulman fondera dans son pays l’équivalent de cette chevalerie du Graal. Dans le Willehalm, où il n’est plus tenu par un tel intertexte, les deux chevaleries et les deux peuples sont parfaitement à égalité, comme le montre un “discours sur la tolérance”, prononcé au Conseil – fait rare également – par une femme.