Le manuscrit du Shāh Nāma de Bāysunghur Mīrzā, entre programme personnel de gouvernement et miroir au prince

Le Shāh Nāma de Firdawsī de Ṭūs est mis en images dès l’époque des Jalayrides puis des Ilkhāns de Perse mais ce sont les princes timourides qui ont au cours du XVe siècle donné une impulsion nouvelle à cette œuvre. À travers les manuscrits illustrés qu’ils ont fait réaliser, elle est utilisée à des...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/epopee,
Auteur principal: Caiozzo, Anna
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Projet Épopée 2026
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le Shāh Nāma de Firdawsī de Ṭūs est mis en images dès l’époque des Jalayrides puis des Ilkhāns de Perse mais ce sont les princes timourides qui ont au cours du XVe siècle donné une impulsion nouvelle à cette œuvre. À travers les manuscrits illustrés qu’ils ont fait réaliser, elle est utilisée à des fins politiques par ces petits-fils du grand Tamerlan, le célèbre conquérant de l’Orient islamisé, qui depuis l’Asie centrale parvint jusqu’à la Syrie et l’Anatolie à l’Ouest, et jusqu’à Delhi au Sud, rêvant de conquérir la Chine.Aussi, le Shāh Nāma est-il une œuvre poétique exaltant le souvenir de la grandeur de l’Iran ancien et les valeurs aristocratiques, ou bien une œuvre contextualisée, en somme un manifeste ou un programme de gouvernement ? L’exemplaire commandité par Bāysunghur Mīrzā, l’un des fils du sultan Shāh Rukh, gouverneur de la ville de Hérat au nom de son père le sultan, est particulièrement représentatif de ce double aspect que peut revêtir l’œuvre en contexte : miroir au prince et programme personnel ou familial de gouvernement.