D’Ourartou au Caucase : gestes épiques et mythologies transculturelles
L’épopée tient une place singulière entre écrit et oralité. Rares sont les poètes savants, comme Virgile ou Apollonios de Rhodes, qui parviennent à soustraire la matière épique à la récitation des aèdes, pour composer une œuvre purement littéraire, fixée à la syllabe près, dans une forme métrique.Au...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/epopee, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
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Projet Épopée
2026
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’épopée tient une place singulière entre écrit et oralité. Rares sont les poètes savants, comme Virgile ou Apollonios de Rhodes, qui parviennent à soustraire la matière épique à la récitation des aèdes, pour composer une œuvre purement littéraire, fixée à la syllabe près, dans une forme métrique.Au pied du Grand Caucase, les gestes épiques des héros et des dieux renvoient aux époques païennes, où l’écriture – arme de combat et d’extorsion fiscale aux mains d’oppresseurs étrangers – était encore ignorée des populations locales. Essentiellement chrétiennes, les littératures arménienne et géorgienne ne livrent de ces épopées que d’énigmatiques fragments qu’on déchiffre à la lumière des vestiges archéologiques ou des témoignages ethnographiques recueillis aux XIXe-XXe siècles. Trois exemples seront développés : l’épopée arménienne du Titan reclus sous la roche, le combat de l’archer contre la force aveugle des Géants, le retour à la vie du Bien-aimé de la “Porteuse de collier”. On identifiera de profondes racines mythologiques, procédant sur plusieurs millénaires de strates culturelles qui transgressent les barrières de langues (ourartien, iranien, arménien et géorgien), de croyances (paganisme, zoroastrisme, christianisme) et d’ethnies. |
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